11 février 2008

Voyage familial (partie 2/2)

Ce message est la deuxieme partie du voyage familiale en Inde. Retrouvez la premiere partie ici.


Direction Le Kérala, avec pour 1ere étape : Munnar.


Munnar est niché à 1600m d’altitude : le paysage est absolument magnifique. C’est bien entendu les plantations de thé qui le rende si particulier : des hectares de terrains ciselés à perte de vue d’un vert profond, splendide.


Après 6 heures de taxi – dans la montagne, et même là, la conduite ne change pas ! - nous arrivons enfin. L’après midi nous décidons de faire une petite marche dans la montagne. L’office du tourisme nous vend un plan qui nous conseille une promenade de 7 km. Nous arrivons facilement à la première étape. Le cadre est splendide et nous apprécions la fraîcheur de la montagne. C’est ensuite que cela s’est compliqué… Il s’avère que je ne sais pas vraiment juger des distances à pied. M’enfin, force est d’admettre que cette « balade » faisait bien plus de 7 km… C’est mon Papa qui le dit ! Le vrai problème c’est que nous nous sommes fait surprendre par la nuit ! Heureusement, les Indiens sont vraiment très sympathiques et nous avons trouvé une voiture et un rickshaw qui ont accepté de nous remonter jusqu’à l’hôtel : encore un grand merci à eux ! Parce que marcher sans lumière le long de la route avec une circulation pareille c’est assez compliqué ! Mais la balade valait vraiment le coup tout de même. Outre les paysages, il y avait les cueilleuses de thé, les villages et les gens si accueillants, les chutes d’eau…







Après le dîner, nous sommes sortis attirés par la musique. Un groupe de touristes indiens avaient fait un feu et dansaient autour sur une musique Indienne moderne. Solène et moi étions vraiment tentées de nous joindre à eux, mais n’avons pas osé.

Le lendemain, nous avons visité le Tata Thé Muséum, puis sommes allés au lac pour faire du bateau. Mais pour y aller nous décidons de prendre des rickshaw – nous avons assister à une procession d’enterrement ce qui nous a retardé et nous a fait manquer le bus – mais les mobylettes ont bien du mal a gravir la montagne. J’ai parfois envie de descendre pour pousser. Encore de très bons moments. Arrivés là bas nous prenons encore le temps de nous balader. Des étudiants veulent se faire photographier avec nous, nous croisons des gens qui font une balade sur un éléphant… J’adore les éléphants, mais vraiment je ne me vois pas grimpée sur le dos avec leurs costumes ridicules… Ca me donne surtout l’occasion d’en voir de près ! Nous finissons donc par faire un tour de bateau, ce qui nous ravis – surtout moi ! – et cherchons un moyen de rentrer à l’hôtel. Mais ça n’est pas si simple. Effectivement mon guide me donnait des horaires de bus pour aller au lac, je ne me doutais pas qu’il était possible qu’il n’y ait pas de bus pour revenir du lac… Mais nous sommes tous plutôt détendus, curieusement. Je crois que nous commençons à comprendre que quelque chose va bien finir par arriver, et que ce quelque chose nous ramènera à l’hôtel. Guillaume nous achète du chocolat et des noix de cajou que nous mangeons avec plaisir ! Puis en effet nous trouvons une voiture avec quelqu’un dedans qui accepte de nous ramener… est-ce son métier ? est-ce sa voiture ? Qui sait ! De retour à l’hôtel nous nous installons dans le jardin pour boire un verre. Je ne résiste pas à l’envie de parler de l’anecdote Soda : Le soda est une boisson fortement gazéifiée à laquelle les indiens ajoutent du citron et du sucre. Solène s’exécute donc mais personne ne nous a donné le mode d’emploi : elle verse le citron, puis le soda et enfin une cuillère de sucre : c’est alors que la potion se met à monter en pression jusqu'à déborder de manière violente : fou rire assuré ! Nous avons évidemment oublié de prévenir Silvère qui n’avait pas assisté à la scène… Il a lui aussi fait l’étonnante expérience du sucre dans le soda !




Le lendemain nous partons pour Cochin. J’ai vraiment hâte parce qu’on m’en a vraiment dit du bien et qu’il s’agit vraiment du cœur du Kérala. Ca n’est pas une ville à proprement parler mais un regroupement d’îles. Nous avons réservé des chambres à Fort Cochin, l’une d’entre elles. Mais le voyage nous semble très long, même s’il ne s’agit que de 130 km, Maman est la plus malade, mais je crois que nous avons tous vraiment hâte d’arriver entre la montagne et ses virages, et les énormes embouteillages dus à la difficulté de circulation sur les ponts entre les îles… Nous partons visiter la ville qui est vraiment très jolie ! Le port, les démonstrations de pêche, le stade et ses compétitions de foot, et même une course de Karting !







Le lendemain nous réservons notre journée aux Backwaters, j’y tenais vraiment, c’est la spécialité touristique de la région. On nous fait monter sur un bateau sans moteur et deux messieurs vont passer la journée à pousser sur de grandes perches pour nous faire avancer. Je crois que je ne connais rien de plus paisible. Un silence enivrant, des paysages verdoyants… des odeurs fraîches et naturelles ! Pour moi, nous sommes au paradis, c’est une longue sieste fraîche et odorante, un moment de calme et de repos dans ce voyage frénétique ! Quel bonheur ! Nous faisons des pauses pour découvrir les spécialités de la région, un « village typique » et mangeons le Thaly traditionnel avec les doigts, sur une feuille de bananier. Mais le riz trempé dans les sauces avec les doigts c’est toute une technique que nous ne possédons pas ! Je sens que Papa et Silvère sont sur le point d’abandonner mais finalement leur fierté à raison de leur estomac.










Le lendemain nous rentrons à Chennai en avion afin de passer le réveillon du 31 décembre. Nous retrouvons notre hôtel, le carrefour de la mort qui nous effrayait tant nous parait maintenant familier.




Le lendemain nous décidons de nous rendre à Mamalahipuram pour passer notre dernière journée et dépenser nos dernières roupies. Nous déjeunons dans un resto français très sympa ! Le soir Guillaume nous emmène voir un spectacle de danse. Je trouve ça vraiment génial, mais nous devons reconnaître qu’il ne s’agissait pas du spectacle de l’année. Ils ont eu de nombreux problèmes techniques mais l’ensemble était vraiment très traditionnel et nous sommes ravis de l’avoir fait ! C’était très très drôle en fait !




Ensuite guillaume nous a abandonné, oui oui, pour rentrer chez lui. Nous avons du trouver des rickshaw par nous même et ça n’était pas gagné d’avance, mais je crois qu’on peut dire qu’on s’en est plutôt bien sortis ! Nous étions fiers de nous !








Le lendemain nous passons la journée à l’IIT puis nous nous rendons à l’aéroport pour prendre l’avion ! 11 heures plus tard nous voilà dans le froid de Paris. Le pilote annonce Paris 1°… nous frissonnons d’avance !

Je reprend la main pour une petite conclusion personnelle (oui, oui, c'est moi, guillaume). Ca m'a fait vraiment plaisir de revoir les membres de ma famille et je pense que eux aussi ont aussi apprecies ce voyage (ils vous le diront mieux eux-memes). C'est vrai qu'on ne voyageait pas dans les memes conditions que mes precedentes virees, et quelques fois ca me faisait un peu mal au coeur de depenser autant pour gagner un peu de confort, mais bon... Les douches chaudes tous les jours (au lieu d'une fois par mois en moyenne) etaient quand meme agreables :) !

Au passage, merci a Silvere pour toutes les photos. Vous voulez en voir plus ? Rendez-vous ici ! Et si vous n'etes toujours pas satisfait, je suis pres a parier que silvere en a d'autres en reserve, demandez-lui personnellement :) !

6 février 2008

Voyage familial (partie 1/2)

Voici le rapport de notre voyage familial fait par ma soeur, Anne. Et oui la delocalisation est partout, mais pour une fois elle est dans l'autre sens, de l'inde vers la france !

Après 11 heures d’avion, nous sommes enfin arrivés à Chennai ! Il est important de signaler que nous n’avons pas cessé de manger durant ces 11 heures, c’est donc un peu grogui par le manque de sommeil et sur-alimentés que nous posons le pied en Inde. Il fait vraiment très chaud – il n’est pourtant que 8h30 - et nous sommes tellement ravis d’apercevoir Guillaume dans la foule. Il est tout beau et tout bronzé ! Nous nous rendons à l’hôtel où nous retrouvons Marie et Silvère, arrivés par le vol précédent. Guillaume commence par engloutir le camembert que maman lui a emmené avec le pain en tranche : Vive la France ! L’immersion dans la circulation est très impressionnante même si, à ce moment là nous sommes confortablement (ou presque) installés dans un taxi, nous ressentons déjà le décalage culturel du mode de conduite Indien.


Nous décidons de nous rendre à IIT de Guillaume bien sùr afin de comprendre un peu mieux son mode de vie mais aussi et à ce moment là c’est important pour nous : chercher un peu de calme et de fraîcheur. Car l’IIT est vraiment une bulle d’oxygène dans la ville. La forêt, les animaux. C’est tellement agréable ! Nous passons l’après midi là bas. Guillaume nous fait découvrir nos premiers Samosa et divers jus de fruits. Mais pour aller à l’école il nous a fallu vivre notre première expérience en Rickshaw ! Epique ! Le chauffeur se faufile entre les voitures... nous fermons les yeux, serrons les fesses ! Puis finissons en désespoir de cause par prier très fort. Après une grande promenade il faut reconnaître que nous sommes lessivés : Choc culturel + Jet lag + Nuit dans l’avion... Guillaume nous abandonne (Oh ! My God !) 20minutes pour aller chercher ses affaires et il nous faut donc assumer le fait d’être livrés à nous même... Et parce qu’il faut commencer par faire des choses simples pour se rassurer et pouvoir envisager de plus profondes conversations ensuite, nous décidons que commencer par commander un café noir est une bonne idée. La mission ne semblait pas infranchissable, je dois cependant reconnaitre que nous avons échoué... le café était, contrairement à notre souhait, au lait, avec beaucoup de sucre et d’épices... Guillaume étant de retour, nous pouvons nous détendre et décidons d’aller dîner à l’extérieur de l’école. Il est temps ensuite de rentrer à l’hôtel. Bien sûr pour cela il faut prendre des rickshaw... alors qu’il fait nuit ! La conduite est sans doute la même, mais c’est vraiment plus impressionnant. Mais finalement, avec Maman et Tata, c’est dans un grand fou rire nerveux que nous vivons cette nouvelle aventure. J’ai noté un exemple dans mon carnet : « Un vélo qui tire une charrette – évidemment pas éclairé... – est doublé par un scooter, lui même doublé par un 4x4... que nous tentons de doubler sur la voie de droite (les Indiens roulent à gauche) alors qu’un bus arrive en double sens. Je nous vois déjà sous les roues du bus … – notre rickshaw à quand même une petite sonnette s’il vous plait ! – quand une femme se jette littéralement sous les roues du 4x4 avec un bébé dans les bras pour traverser la rue, ce qui force le 4x4 à piler et nous permet de griller tout le monde : merci madame. »



Le lendemain nous nous rendons à la Main Station afin de prendre un bus pour Pondichéry. Nous avons la chance de trouver des places assises, car très vite celui-ci se rempli, jusqu’à « accepter » des passagers accrochés à l’extérieur du bus, un pied dans le bus, l’autre dehors... durant 3 heures, tout va bien ! L’avantage est que ces gens aident le chauffeur à se frayer un passage en ville en donnant discrètement des petits coups de pieds aux vélos et aux rickshaw... Guillaume et moi finissons même le trajet avec des mômes endormis sur nos genoux : trop mignons ! Je trouve le voyage magnifique, les gens, les paysages... Nous arrivons à Pondichéry avec pour objectif principal de devoir trouver un hôtel pour la nuit. Car, oui, bien qu’il s’agissait de ma responsabilité, je n’avais pas réservé cet hôtel, mea culpa... C’est donc très énervée que je pose le pied à Pondy. Mais tout est bien qui finit merveilleusement bien, puisque nous trouvons des chambres chez une française qui nous accueille dans des conditions vraiment extraordinaires pour l’inde. Ces chambres d’hôtes sont vraiment magnifiques et nous occupons toute une partie de la maison.



Le soir, Guillaume et moi décidons d’entamer une partie d’échecs. Je laisse Silvere commenter pour moi « Faire 7000 km pour venir prendre une dérouillée pareille ! ». Certes ça n’était pas mon meilleur jour... Et puisque nous sommes lancés dans les jeux, Solène explique à Guillaume combien nous avons aimé jouer au Yatzee dans l’avion. Nous décidons donc d’y jouer. Bien sûr nous n’avons pas de dés, ce qui n’est pas un problème puisque nous avons une instit. forte en géométrie... qui sait donc dessiner des dés, un coupe ongles et du sparadrap - Mac Gyver quand tu nous tiens... – et même si je vous sens sourire, c’était plutôt réussi. Quelques heures – ah oui quand même – plus tard nous avions 5 dés presque équilibrés... Je ne m’attarderais pas sur ces 3 parties remportées par Guillaume, que nous avons évidemment laissé gagner…


Le lendemain, nous sommes allés en ville pour nous promener. Pondichéry est une ville extraordinaire, vivante mais étonnamment calme lorsqu’on se risque à se perdre dans les petites rues...





Nous achetons de quoi manger pour le soir – pour quelques roupies délivrées par Papa, notre trésorier en chef ! - puis nous nous rendons en taxi à la gare. Nous projetons en effet de passer cette nuit dans le train afin de rejoindre Madurai au petit matin. Nous sommes le 24 décembre. Après un repas de réveillon de Noël composé d’un samosa, d’une banane et d’une boisson pétillante (assez proche du champomy), nous montons dans le train. A ma grande surprise, il est vraiment très confortable. Excepté le fait que dans notre compartiment se trouve un homme déjà endormi : nous pouvons admettre qu’il s’agit du plus gros ronfleur de tous les temps... Je ne suis pas une spécialiste du ronflement mais ce monsieur est vraiment malade ! Après quelques fous rires, nous nous rendons compte que nous ne parviendrons jamais à nous endormir. Or il s’agit de 8 heures de train qui peuvent paraître très longues dans ces conditions...


C’est donc extenués, que nous arrivons à Madurai. La ville est encore un peu endormie et nous découvrons donc, une grande cité indienne tôt le matin. C’est très sale. Mais plus la matinée avance et plus les rues prennent vie, plus je me sens rassurée. Vers 10 heures tout devient à nouveau chaleureux. C’est notre vrai choc culturel. Car à Chennai, nous n’avions pas vraiment pris le temps de nous immerger dans la ville. Tôt le matin, la ville fait peur, les gens qui dorment dans la rue, par terre, dans les rickshaw, une puanteur abominable des déchets de la veille et d’avant…, l’ambiance glauque d’une ville morte. Mais dès que les gens sortent tout devient vivant et chaleureux… Particulièrement aux alentours du temple. Nous visitons le temple l’après-midi. Nous hésitons un instant avant d’enlever nos chaussures et de les confier dans la cohue générale, puis entrons. Il s’agit d’un lieu incroyable. L’extérieur est tout en apparat, majestueux, mais coloré, presque ludique. C’est très chargé, on en a presque le tournis ! L’intérieur est en fait, une grande cour ouverte sur le ciel encadrée de grandes portes qui nous avaient tant impressionnées au départ. Chacune d’elle est accessible et renferme des trésors religieux... dont je ne peux pas vous parler puisque je n’ai pas eu le courage de faire les 2 heures de queue nécessaires… La lumière est magnifique ! C’était un très beau moment.





Nous rentrons à l’hôtel pour nous rafraîchir, puis allons dîner sur le toit … avec vue sur le temple !


Le lendemain nous avons repris notre exploration de la ville et rassurés maintenant de connaître les grandes artères, nous nous sommes risqués à nous aventurer dans les petites rues. Que de bons moments : les enfants nous saluaient en nous demandant comment nous allions. Ils nous faisaient des signes et de grands sourires. Nous demandaient d’où nous venions, et surtout voulaient absolument qu’on les prenne en photo ! Mais avec plaisir !





C’est notre dernière soirée dans le Tamil Nadu. Direction Le Kérala, avec pour 1ere étape : Munnar.

Edit : Retrouvez la deuxieme partie ici.

31 janvier 2008

Tada Waterfalls ?

L'objectif de ce week-end c'etait d'aller voir les chutes d'eau a 90 km au nord de Chennai en moto.

Rendez-vous le samedi a 9H00 avec Guerric et Marco pour aller louer des motos dans Chennai. On ne sait pas trop où l'on va pouvoir en trouver, mais on se dit que dans une ville de 8 millions d'habitants, il doit bien y avoir un endroit ou l'on peut en louer. Alors on s'avance dans les rues en s'arretant dans les magasins de motos pour savoir s'ils en louent ou s'ils connaissent un endroit ou l'on peut en louer. Tous nous repondent qu'ils n'en louent pas et qu'on ne pourra pas en louer a Chennai. haiiiii, ca commence mal. On cherche finalement un autre moyen d'en trouver. Direction Mamalapuram, petite ville a 1H30 de bus au sud de Chennai ou l'on sait qu'on pourra en louer. Et effectivement, pour 500 Rs chacun les deux jours.

Trois motos differentes, mais toutes assez puissantes (je ne suis pas vraiment connaisseur mais je crois que c'etait deux 150cm3 et une 300cm3, toutes a quatre cylindres). Marco a opte pour une celebre Royal Einfield, d'une ancienne compagnie anglaise qui a migre en Inde et plus precisement a Chennai depuis plusieurs annees. C'est une assez vielle moto assez differente des autres. Alors que Guerric et moi avons la pedale des vitesses a gauche, Marco, lui doit passer les vitesses avec son pied droit et debrayer avec sa main gauche. J'ai essaye cette moto pendant une heure, c'est un peu deroutant au debut...

Se trouvant a 50 km au sud de Chennai, on a pas trop envie de remonter a 140 km au nord (en passant dans Chennai) pour aller voir les chutes d'eau. Alors on change les plans et on decide d'aller faire un tour a Pondichery, a 100 km au sud de Mamalapuram. On a de la chance, le temps est vraiment magnifique. La route est bien entretenue (c'est une des meilleures d'inde m'a-t-on dit) et n'est pas surchargée. Donc c'est vraiment une conduite agreable avec des paysages magnifiques (le long du golf du Bengale). On met 3H pour arriver a Pondicherry ou on trouve un restau sympa (comprendre avec du boeuf). On a trop faim, alors en attendant notre plat, on mange les restes de pain (tres rare) de toutes les autres tables non debarrassees ( meme pas honte :) ). Puis vient notre plat, un beefteak au roquefort, avec des frites !!!! HHHHHHHAAAAAA trop bon !!!!!!!! Et en dessert, un banana split !!!!!!! Vraiment genial ! On ne dira jamais assez combien la viande de boeuf nous manque ! Des qu'on a l'occasion d'en manger, on ne se prive pas.

Apres tout ca, on fait un tour dans Pondi, ou on achete de la creme solaire pour le retour car on a les bras totalement crames. Puis on fait un petit tour le long de la plage et on finit la soiree en buvant un petit coca-cola en terrasse pour 90 centimes d'euros les trois coca (record a battre !). On va ensuite se coucher dans un petit hotel pour 450 Rs (9 euros) la chambre, confortable pour trois personnes. Apres le petit-dejeuner du lendemain, on repart directement pour Mamalapuram. Retour tout aussi ensoleille et agreable (c'est a ce moment la que j'ai essaye l'Enfield), et avec la creme solaire, on est un peu mieux protege. Arrives a Mamalapuram, il est trop tot pour rendre les motos et rentrer sur Chennai, alors on decide de partir un peu a l'aventure dans la campagne environnante. D'aller ou le vent nous emporte, sans but precis. On prend des petites routes et on sillonne la campagne en observant les magnifiques paysages (encore une fois). On atterrit dans un petit village ou on s'arrete 2mn pour faire une pause. On devient en 1mn l'attraction de tout le village avec des enfants de partout voulant nous dire bonjour et nous serrer la main. La communication reste restreinte car ils ne parlent pas anglais.

Puis on repart deposer les motos et revenir sur Chennai. Le bus de retour est completement blinde, on est debout dans le couloir alors que certains s'agrippent tant bien que mal sur les barreaux a l'exterieur du bus.

Un week-end bien fun qui encore une fois est une bouffee d'oxygene !

27 janvier 2008

Finale de l'Open Chennai pour 100 Rs

Oui, oui vous avez bien lu le titre... Mais commencons par le commencement.

Je vais au bureau de NatureSoft pour regler quelques details concernant mon futur stage. A la fin de cette rencontre, Hitesh me propose d'aller voir un match de tennis car en ce moment c'est l'Open de Chennai et qu'il y a des joueurs assez bons/connus (tournois ATP). Les indiens ne sont, en general, pas tres fan de tennis, mais Hitesh, lui, aime bien. Le seul probleme est, que ce sont les 1/4 de finale et que nous n'avons pas de tickets. Pas de probleme dit Hitesh, il y a toujours des personnes qui en vendent au marché noir devant l'entree.

Nous voici donc devant l'entree a chercher des billets. Tous les billets pour le tournoi se sont vendus le jour meme de leur mise en vente (comme souvent dans ce genre d'evenement). Le probleme est, que la demande est tellement faible que les revendeurs ne font pas de profits. Nous avons donc achete deux billets a 300 Rs pour 300 Rs. Et pour ce prix nous etions places idealement pour voir le match (Les places les plus cheres sont a 500 Rs, puis 300 Rs, 200 Rs, 100 Rs, et 50 Rs). Nous avons donc vu le match Moya - Serra puis le debut du match Nadal - Garcia Lopez (seulement le debut car il a plu (oui ca arrive quelquefois quand meme (jamais au bon moment !) ) ).

Le lendemain, je raconte à mes amis que c'est assez facile de voir un bon match de tennis pour pas cher a Chennai. Alors on se motive et on prevoit d'aller voir la finale Nadal - Youzhny. Arrivés à l'entree du stade avec Markus et Abhishek, ce n'est plus aussi facile d'avoir une place. On trouve beaucoup de personnes comme nous, cherchant des places. On se dit donc que la loi de l'offre et de la demande va faire son oeuvre et que les prix pourraient monter "au dessus de nos moyens" (on s'etait fixé une limite a 800-900 Rs (plus que mon loyer mansuel !) ). Mais Abishek ne nous a pas encore devoile sa carte secrete... Il réussit a contacter une fille qui travaille pour le tournoi en l'appelant derriere le grillage. Et il lui demande de nous trouver des places... On est un peu etonne, mais la fille part effectivement a la recherche de places. Puis elle revient 10 mn plus tard avec des billets pour des places a 100 Rs, qu'elle nous vend 100 Rs... Je ne sais pas trop comment elle a pu les trouver.. mystère !. Abhishek nous a ensuite avoué qu'il avait joué sur l'affectif en disant a la fille que l'on etait des etudiants d'echange fan de tennis et n'étant là que pour un an, on ne voulait manquer ça pour rien au monde...

Des places a 100 Rs, on pourrait croire qu'on ne voit pas bien le match, mais en fait si. Le stade est tout petit alors on est un peu plus haut qu'avec des places a 300 Rs mais on voit quand meme super bien le match, qui par ailleurs n'etait pas terrible. Youzhny a gagne 6-0, 6-1, sans vraiment de resistance de la part de Nadal. Donc le match n'etait pas terrible, mais juste pour le fun, c'etait super d'etre a une finale d'un grand tournoi de tennis avec de bons joueurs... Pour 100 Rs... ( 2 Euros )


Abhishek et moi






Mais que fait la police...


Abhishek

Markus

25 janvier 2008

Petit retard...

Tres attendu, le message concernant le voyage familial est en cours de "conception". Avec quelques difficultes pour recuperer tous les documents, la publication va prendre un peu de retard, mais soyez patient, ca va venir... Un peu plus tard ;) ...